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25
février 2007
Le fanatisme religieux n’est pas
une fatalité :
La millénaire Zaytuna accueille les
trois monothéismes
Le fanatisme semble aujourd’hui être une fatalité, particulièrement pour les
religions monothéistes.
Est-il seulement une excroissance du
religieux, qui ne concerne qu’une minorité ou bien une tentation permanente
pour toutes les religions? Qu’en disent-elles elles-mêmes?
Quelles ressources ont-elles pour
contenir leurs propres extrémismes? Quel pourrait être les mécanismes du
dialogue interreligieux ?
Quelle place faut il accorder au
principe de la citoyenneté au sein du
religieux mais aussi du politique ?
Au cours d’un colloque sur la religion et le comportement
civilisationnel organisé par l’Institut Supérieur de Théologie de l’Université Zaytuna
en partenariat avec la Konrad Adenauer
Stiftung, les participants ont souligné la nécessité de jeter des passerelles entre les civilisations
et les cultures.
Des représentants des religions et des
spécialistes des sciences humaines (anthropologue, politologue, historien,
philosophe et théologien) ont signalé les
nombreux points communs qui existent entre les religions monothéistes .Il
faut rappeler que le partenariat judéo musulmans était
,jusqu’à présent ,le maillon faible du dialogue interreligieux dans les pays
musulmans . La prise de conscience d’une nécessité de rapprochement malgré les nombreux défis actuels a incité les représentants
musulmans et hébraïques, réunis pour la
première fois à la Zaytuna à cogiter à d’autres
possibilités de dialogue.
Les cadres religieux n’ont pas eu le
monopole de la parole. Des représentants de la société civile ont eux insisté sur
la nécessité de trouver un langage qui
correspond aux attentes des jeunes générations et aux besoins de notre temps afin de pouvoir mobiliser et unir les
croyants mais aussi les non croyants autour d’une société juste, fraternelle et
pacifique.
L’enjeu est de réussir à passer du
discours édulcoré du pacifisme des religions que nous entendons lors des catéchismes
et des prières du Vendredi à un discours inséré dans les réalités de notre
monde.
Pour cela, les problèmes et les défis de la
cohabitation égalitaire, des droits de l’homme, du statut des minorités,
de la mémoire honnête à l’égard de la
Shoah, et du droit à l’autodétermination des peuples ne doivent pas être esquivés.