23 Septembre 2006

 

 

 

 

 

 

L’épreuve de force au Liban :

Une guerre de libération ou de conspirations ?

Majid Hawachi

 

Trente trois jours durant cet été 2006, les portes de l’enfer furent grandes ouvertes sur le Pays du Cèdre. La bête humaine totalement déchaînée a, encore une fois, causé un grand désastre humain et matériel dans ces contrées sublimes.

 

Entre émotion et désarroi, la communauté humaine a vécu sans doute un moment très grave de son histoire au quotidien, dans un monde réduit effectivement à un petit village.

 

Au comble de son horreur, l’épreuve de force entre l’Etat hébreu et le Hezbollah avait tout l’air d’avoir cristallisé et condensé les dynamismes des relations internationales et focalisé l’attention de l’humanité entière sur ce pays dont la superficie dépasse à peine les 10000 km2. Aussi l’appréhension de ce conflit armé nécessite-t-elle un effort de lucidité, de sérénité et d’exhaustivité en quête d’une meilleure compréhension des événements en vue d’en tirer les enseignements qui s’imposent.

 

Dans le climat de tension chronique et habituel qui règne sur le sud Liban abritant les camps de l’armée chiite du Hezbollah, se tenant face à son analogue israélienne, le déclenchement des hostilités guerrières était accroché aux moindre prétexte.

 

Ce dernier fut fourni à Israël par son adversaire le jour où une incursion armée chiite en territoire israélien se solda par huit morts et deux enlèvements dans l’armée israélienne

 

Naturellement il ne s’agit là que du prétexte de guerre. Car, depuis au moins l’époque de Polybe, le grand historien grec du IIe siècle AVJC, on a coutume de distinguer les prétextes de la guerre de ses mobiles véritables. Traitant des guerres romano carthaginoises du IIIe e IIe siècle AVJC, Polybe avait jadis établi cette distinction et recommandé la lucidité la plus à même de nous éviter la confusion entre prétextes et causes de guerres…

 

Il demeure donc qu’il faut chercher les mobiles de la guerre des trente trois jours entre autres dans le positionnement idéologique politique et militaire du Hezbollah en tant que tête de pont de la puissance régionale iranienne.

 

 

     Le parti providentiel

 

On ne fait que rappeler une évidence en indiquant le lien direct entre l’ascension phénoménale du Hezbollah et l’effort colossal consenti par les Mollahs en vue d’asseoir leur lourde influence dans ce lieu névralgique tant précieux dans la géopolitique régionale.

 

Faut-il souligner également que l’avènement de ce parti pro iranien n’est point le fruit du hasard ou d’un simple concours de circonstances favorables à une pénétration iranienne inédite au Liban. Le Hezbollah n’est en fait que l’une des progénitures naturelles de la réalité politique religieuse et culturelle libanaise dans ses vicissitudes et particularismes.

 

On n’insistera jamais assez à cet effet sur « la segmentation » politique libanaise et ses articulations avec les structures sociales et religieuses de ce pays .Laquelle segmentation est à l’origine de ce qu’on a communément dénommé « féodalisme politique ».

 

Les barons des dynasties régnant en maîtres sur leurs fiefs ont souvent associé leur pouvoir politique à leur appartenance religieuse. Les Jmael, Franjia, Sarkis Al Hoss et autres, sont les représentants de l’oligarchie politique libanaise dans sa diversité.

 

Il va sans dire que les animosités et les luttes intestines entre ces clans ont marqué le déroulement de la chose publique dans le pays du Cèdre. Leur impacte plus ou moins grave selon les circonstances s’est toujours illustré par la constitution des milices armées des attentats et des épreuves de forces lors des grandes crises et des guerres civiles.

 

Il suffit de se remémorer la fameuse milice du parti phalangiste « Kataib » conduite naguère par Bachir Jmael pour réaliser les origines de cette tradition milicienne libanaise quasi ancestrale.

 

Toutefois, en tenant compte de la segmentation politique et du communautarisme religieux tout deux propres à l’histoire contemporaine libanaise, la compréhension de la montée en puissance politique et militaire du Hezbollah devrait faire appel à d’autres facteurs conjoncturels. Car, sur le plan militaire, les hommes en armes de Nasrallah n’ont plus rien d’une simple milice mais ils sont plutôt une force armée des plus modernes et des plus aguerries comme ils viennent de le démontrer lors du dernier conflit armé en date.

 

Au niveau politique et idéologique, le parti de Dieu a bien évidemment procédé par le faire valoir de ses exploits militaires face à l’Etat hébreu qui lui ont apporté le soutien et le rayonnement de plus en plus vastes au sein des masses arabes et musulmanes.

 

La pesanteur du Hezbollah est donc devenue à un tel point incontournable qu’il s’est permis de transgresser l’autorité du gouvernement libanais, quand bien même celui-ci est plus vulnérable que celui de la République de Weimar d’antan.

 

Un Etat dans l’Etat dit-on. Mais l’on se demande, au demeurant, si cette usurpation de pouvoir au détriment du gouvernement libanais faisant suite la déclaration de guerre à Israël n’est pas en elle-même un coup d’Etat. Le coup de force de Hezbollah est, en outre, intervenu à la suite de l’enlèvement d’un soldat israélien par les hommes du Hamas en Palestine avec ce qui s’en est suivi d’action de représailles israélienne.

 

Le Hamas qui a accédé au pouvoir par les élections et en vertu du processus d’Oslo de1992 aidant à légitimer l’existence de l’Autorité palestinienne au yeux de toute la communauté internationale n’a pas donc hésité à réduire son propre Etat en hors la loi à la suite de ce kidnapping. Le Hezbollah quant à lui a tout simplement supplanté l’Etat en provoquant la guerre dont on mesure à présent les conséquences catastrophiques sur le Liban. Nul part ailleurs que dans le Moyen Orient de pareils agissements ne sont en train de voir le jour !

 

Qui plus est, dans sa prétendue victoire contre l’armée israélienne, le parti de Dieu ne se contente plus de décider de la guerre et de la paix mais également de l’après guerre. « Nous reconstruirons le Liban avec de l’argent propre » dit Hassan Nassrallah. Et comme pour tenir sa promesse, il lança une vaste entreprise de reconstruction de maisons et de subventions accordées à tous ceux dont les habitations ont été détruites. Et compte tenu du fait que, de surcroît, c’est le Cheikh Nasrallah et le clergé chiite qui commandent les portes du paradis et autorisent leurs accès aux martyres, on mesure toute l’ampleur de ce mercantilisme politico idéologique et de l’emprise totalitaire du parti de Dieu sur la vie des gens comme sur leur mort.

 

 

     Des enjeux colossaux

 

On s’accorde à considérer que le conflit armé est devenu inévitable à partir du moment où le président iranien Ahmadi Nijadi a décidé de faire de la dernière guerre au Liban le moyen de la continuation des négociations de son dossier nucléaire avec les grands acteurs internationaux et dont notamment les Etats-Unis en vue de l’échéance de la fin du mois d’août dernier.

 

Il est donc communément établi que les enjeux de la guerre des trente trois jours débordent amplement le simple contexte libanais et s’inscrivent dans un cadre régional voir international.

 

Toute proportion gardée, la configuration politico militaire de cette guerre avait un air de déjà vécu, renvoyant aux pires moments de la guerre froide, si ce n’est que dans la présente confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran par Liban interposé, l’Empire des Mollahs a supplanté l’URSS d’antan.

 

A la pointe du pacte d’acier entre Israël et les Etats Unis se tient l’Etat hébreu cette « démocratie » raciste expansionniste et militariste, né par la guerre et pour la guerre en 1947 et qui, depuis, ne cesse de perpétrer le terrorisme d’Etat.

 

Non moins périlleuse est également la présence hégémonique des Etats-Unis dans la région tant par son alliance aveugle et infaillible avec l’Etat hébreu que par les objectifs impérialistes qu’ils poursuivent sans relâche au Moyen Orient.

 

L’échiquier politico-militaire de ce conflit armé fait état dans le camp adverse de la triade du Hezbollah, de la théocratie iranienne et du parti bâthiste syrien au pouvoir auquel il faudrait éventuellement ajouter le gouvernement palestinien du Hamas. Abstraction faite de l’hostilité manifeste de ce nouveau front de refus à l’Etat hébreu et aux Etats-Unis, cette coalition éveille les soupçons sur les objectifs particuliers de chacun de ses membres comme sur les limites de ce creuset idéologique et confessionnel même si le slogan de « l’Islam est la solution » semble être le leitmotiv des chiites de Hezbollah comme des sunnites du Hamas et même du parti baathiste syrien dont la laïcité de façade frise le ridicule.

 

Le ridicule qui tue est également visible à travers les noces d’affaires entre les apôtres du nationalisme arabe de Damas et leurs homologues de Téhéran, quand bien même les autorités iraniennes se déploient à travestir leur nationalisme perse conquérant sous couvert d’Islam.

 

Faut-il rappeler à cet effet qu’à l’aube de l’avènement de la « république théocratique islamiste » en Iran le clergé chiite a mené une guerre contre le plus puissant régime nationaliste arabe de Bagdad et que la décennie de cette première guerre du golfe s’est soldé par quelques millions de morts de part et d’autre.

 

Que dire encore des harangues de guerre des dirigeants de cette dernière coalition sinon qu’elles s’apparentent à celle d’une croisade. De quoi réconforter les disciples de S.Huntington et de sa fameuse théorie sur le choc de civilisation. Mais hélas le démenti de cette théorie rétrograde intervient du cœur même de la réalité alarmante du drame arabe au quotidien et des carnages de la guerre civile irakienne entre sunnites chiites qui se sont paradoxalement multipliés au pires moments de la guerre au Liban.

 

A observer cet anachronisme irakien on croirait que l’histoire s’est figée aux pires moments de déchirements fratricides extrêmement violents entre chiites et sunnite lors de la Grande Discorde. Et comme les dirigeants du monde arabe et islamique sont passés maîtres dans la manipulation des fantômes du passé, certains d’entre eux ont tiré la sonnette d’alarme sur le péril du Croissant Chiite qui menace le Moyen Orient. Citons pour l’anecdote ce commentaire d’un chauffeur de taxi à Tunis à propos de cette lutte entre frères ennemis : « Les Chiites irakiens sont des salauds et ceux du Liban sont des braves. » a-t-il martelé. C’est dire toute la confusion qui règne désormais sur les esprits.

 

Mais à la réflexion, on est en mesure de se demander si, en dernière analyse, si cette nouvelle éruption des contradictions entre régimes arabes et islamiques à l’occasion de cette guerre ne traduit pas la lutte entre les oligarchies financières détentrices des pétrodollars. Car, au mépris d’un gavage à outrance de pétrodollars faisant suite à la récente hausse vertigineuse des prix de l’or noir, la lutte semble engagée entre les monarchies du Golfe, avec l’Arabie Saoudite comme chef de file, et la République Islamique d’Iran.

 

Dans ce cas de figure, la bataille entre ces théocraties laisserait entrevoir une guerre entre les détenteurs de pétrole dont les intérêts sont fortement intégrés avec ceux des compagnies transnationales et leur analogues qui continuent à faire de l’or noir une arme au service de la folie des grandeurs du dictateur iranien et de ces ambitions nucléaires dans le cadre d’un auto centrisme idéologique et politique obtus.

 

Quoiqu’il en soit, ces enjeux qui ont étoffé la guerre, et qu’on a tenté de camoufler par l’instrumentalisation de la religion sont en nette contradiction avec les aspirations du peuple libanais et de des autres peuples de la région désireux de paix de développement et de démocratie.

 

                              La guerre de tous les mystères

 

« L’ennemi veut une guerre ouverte, nous sommes partant pour une guerre ouverte » dit solennellement le Cheikh Nasrallal le jour du déclanchement des hostilités. D’emblée, la rhétorique du grand chef du Hezbollah laissait entendre que par ce défi l’état majore du parti de Dieu est désormais monté d’un cran dans sa confrontation armée avec l’Etat hébreu.

 

Il ne s’agit plus en effet dans cette confrontation d’une guérilla mais d’une épreuve de force qui s’apparente plutôt à une guerre classique.

 

Les conditions politiques d’une pareille décision ont d’ailleurs été remplies puisque le Hezbollah avait de fait évincé l’Etat libanais par la déclaration de guerre.

 

Nul besoin d’être expert militaire pour mesurer les risques encourus par une pareille option pour une armée qui ne dispose point de la moindre couverture aérienne mais surtout pour la population civile qui entoure ses contingents. Mais en exposant ces boucliers humains à la force de frappe aérienne israélienne, Nasrallah misait sur l’instrumentalisation des réactions de la communauté internationale aux éventuels crimes de guerre au cas où Israël procédait par des frappes aériennes aveugles. De son coté, l’Etat hébreu percevait dans ce stratagème adverse l’occasion propice à une sanction collective à la population libanaise du sud et de quelques cartiers de Beyrouth tentant ainsi de monter cette population contre l’armée chiite.

 

Prise en tenaille entre les calculs ignobles des deux belligérants, la population civile libanaise fut la première à payer la lourde rançon de sang de ce conflit armée. Les hommes en armes du Hezbollah qui en menant une « guerre ouverte » contre l’adversaire devaient protéger la population civile se sont au contraire barricadés derrière celle-ci et l’ont livré à la barbarie meurtrière de l’aviation israélienne aux carnages et à l’exode forcé.

 

Bien sûr que le stratagème militaire du parti chiite ne se limitait point à la simple instrumentalisation des boucliers humains. Il y a lieu de souligner à cet effet que le Hezbollah semble même avoir réussi à piéger l’armée israélienne dans les opérations au sol et à lui infliger une défaite cuisante. Ceci sans omettre de mentionner la pluie diluvienne des milliers de Katiouchas lancées sur les villes limitrophes des frontières israélo libanaises et dont les victimes furent des civils israéliens comptant parmi eux des Arabes et des musulmans !

 

Bref, l’armée israélienne habituée naguère à gagner des guerres éclair contre ses analogues arabes fut lors des trente trois jours au Liban acculée à l’enlisement voir à la défaite.

 

Mais si du coté israélien le bilan du conflit armé semble quantifiable, du coté du Hezbollah la prétendue victoire fut celle de tous les mystères.

 

Le parti de Dieu ne s’est en effet pas prononcé clairement sur les pertes humaines dans ses effectifs militaires. Ce faisant, Nassralah était soucieux d’étaler la performance de sa machine de guerre capable de concurrencer l’une des armée les plus redoutables du monde : celle de l’Etat hébreu. Une performance qui en définitive est à l’actif de l’Iran. La guerre aura donc été l’occasion propice à cette puissance militaire régionale pour exhiber sa force et intimider ses ennemis, à l’instar de la guerre d’Espagne en 1937 qui a vu l’orchestration de la grande parade de l’aviation hitlérienne.

 

L’histoire des guerres de libération nous enseigne, par ailleurs que dans les épreuves de forces on ne fait pas de distinction entre les civiles et les militaires et que l’on s’évertue à faire état, non sans une grande fierté, du nombre des victimes comme ce fut le cas au Vietnam et en Algérie « le pays du million de martyres.»

 

Que signifie donc cette insistance du Hezbollah à minimiser ses pertes militaires et à amplifier les pertes civiles ?

 

 

                              Les larmes de Sanioura

 

On ne manquera pas d’observer également que l’un des objectifs politiques essentiels poursuivi par le Hezbollah est d’affaiblir davantage le gouvernement libanais actuel et de réduire à néant ses prérogatives. Une pareille tentation s’inscrit, du reste, dans la stratégie commune de la coalition du nouveau front de refus et trahi, entre autres, la manœuvre du parti bâthiste syrien de torpiller la résolution 1559 du Conseil de Sécurité et d’empêcher les investigations de la commission de l’ONU sur l’assassinat de l’ex premier ministre libanais Rafic Al Hariri.

 

Et alors que le gouvernement libanais faisait figure de maillon faible et que Nassrallah titanisé par l’exaltation des chaînes satellitaires semblait être sur un boulevard pour atteindre ses objectifs, un homme s’est dressé sur son passage pour le contraindre à battre en retraite. Cet homme là n’avait ni milice ni Katiouchas et encore moins une puissance militaire qui assurait ses arrière.

 

En revanche, l’enfant prodige du Liban était fort de ses convictions de son rationalisme, de sa claivoyance et surtout de l’amour de sa patrie qu’il exprima le jour où il fondit en larmes alors qu’il prononçait son discours à l’occasion de la réunion du conseil des ministres arabes des affaires étrangères dans le cadre de la Ligue Arabe.

 

Nonobstant le pathétique, Fouad Sanioura a en pleine crise des hostilités guerrières fait montre d’un courage et d’un savoir faire remarquables dans la conduite de son pays à la paix et au respect de l’Etat et des institutions qui constituent les garants essentiel de la sauvegarde de la Démocratie qui semble poindre à l’horizon du pays du Cèdres.

 

L’homme d’Etat qui se distingua dans un pays à court d’Etat digne de ce nom est celui qui réussit à envoyer l’armée obsolète du Liban prendre la place des contingents de Hezbollah.

 

En forçant l’estime et l’admiration des dirigeants politiques de part le monde, Sanioura est le héros malgré lui de la paix qu’il a obtenu dans le respect et la dignité. Toutefois, le premier ministre libanais ne s’inscrit point dans la lignée des hommes providentiels du monde arabe d’antan et dont la piètre imitation vient de la Syrie et de l’Iran avec le charisme en moins.

 

Fouad Sanioura est également le digne représentant de cette étonnante élite intellectuelle et politique libanaise qu’on a eu l’occasion de découvrir à travers certains médias durant cette guerre. Par leur audace et la pertinence de leurs analyses ces intellectuels et politiques progressistes nous ont éclairé le chemin de la vraie résistance. Désormais, au Liban comme dans toute les contrées arabes et moyen orientales les peuples auront à choisir entre celui ou ceux qui les poussent vers les conflits armés meurtriers et destructeurs et celui ou ceux qui se déploient pour enterrer la hache de guerre à la faveur du développement et de la démocratie. Plus jamais la phobie de l’ennemi extérieur, le plus souvent virtuel, ne devrait servir à exalter les esprits et à brandir l’étendard de « la résistance » pour confisquer, ensuite les consciences des individus et des peuples et leur droit à la vie, à la liberté et à l’auto détermination.

 

Car, si résistance il y a, celle-ci devrait être redéfinie.

 

Redéfinir la résistance revient d’abords à identifier tous les populistes, les démagogues et les bailleurs de fonds de l’instrumentalisation des sentiments religieux en tant que méthodes d’accès au pouvoir politique ou de sa préservation.

 

La résistance réelle devrait ensuite œuvrer à démasquer les conspirateurs qui n’hésitent point à embraser leur pays et à induire leurs peuples dans des guerres de conspirations meurtrières et de destruction massive, comme ce fut celle des trente trois jours au Liban, au nom du djihad et la défense de la patrie.

 

La résistance ne peut enfin être conçue en dehors d’un projet de société où la démocratie et la souveraineté du peuple seraient les meilleurs gages de la souveraineté nationale et non le contraire.

 

Plutôt que libératrice, la guerre au Liban fut, par ses enjeux, ses acteurs, sa conduite et ses évènements une guerre de conspirations multiples dont le peuple libanais n’en récolta que les supplices. Mais il demeure que cette nouvelle épreuve de force imposée au pays du Cèdre pourrait être l’accoucheuse d’un nouveau Liban dont le rayonnement ne tardera point à gagner le reste du monde arabe.

majid_hawachi@yahoo.fr

 

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