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4
mai 2007
Sunnites contre chiites, et tous
contre les Américains !
Par Subhi Hadidi
Moyen-Orient En envisageant sérieusement
la possibilité d’une attaque éclair contre l’Iran, les États-Unis s’exposent à l’embrasement
de tout l’arc chiite dans la région dont les sunnites seraient les principales
victimes. Mais dont ils sortiraient anéantis.
Paul Bremer, l’homme que le président
américain George W. Bush avait nommé au poste d’administrateur civil de l’Irak,
que ses forces venaient d’occuper, n’avait qu’un seul cauchemar : qu’éclate la
confrontation entre les chiites irakiens et les forces d’occupation. Il a quitté
l’Irak à la fin juin 2004 sans avoir eu à vivre un tel scénario. Mais, force
est de constater que la Maison-Blanche est bel et bien confrontée aujourd’hui à
ce cauchemar, non seulement à l’échelle des chiites irakiens, mais aussi et
surtout à une échelle géopolitique englobant ce qu’il est convenu d’appeler l’«
arc chiite ». Celui qui s’étend de Téhéran aux régions irakiennes à majorité chiite
au sud, au centre et dans la capitale Bagdad elle-même. Il atteint aussi les régions
libanaises de la Békaa, du Liban Sud et de la
banlieue sud de Beyrouth, où le Hezbollah chiite a pu s’implanter. Sans oublier
les quelques poches chiites au Koweït, au Bahreïn et en Arabie Saoudite. Extension
du cauchemar : la Syrie, pays majoritairement sunnite, a fait alliance avec Téhéran
pour compléter cet arc, de même qu’un groupe sunnite, le Hamas palestinien, à qui
les électeurs ont donné une majorité parlementaire confortable.
Pourtant, jusqu’ici, la résistance à l’occupation
américaine était exclusivement le fait de sunnites irakiens ou de groupes qui
ont afflué vers la Mésopotamie à travers la nébuleuse d’Al-Qaïda.
Dans la terminologie officielle américaine, ces groupes sont qualifiés de « terroristes
» et, dans le meilleurs des cas, de « rebelles » ou d’«
insurgés ». Pour la presse américaine pro-guerre, ils ne sont ni plus ni moins que des « voyous »
(« Thugs », utilisé par le chroniqueur du Washington Post, Jim Hoagland), ou des « bandits » selon Thomas Friedman, du New
York Times. Ce dernier est même allé jusqu’à dire que ces gens-là n’étaient pas
des Irakiens, se demandant au passage ironiquement s’il y avait des Irakiens en
Irak.
Un autre grand journaliste américain d’investigation,
Seymour Hersh, a révélé il y a quelques semaines,
dans une enquête publiée par The New Yorker, que les États-Unis avaient lancé une série d’opérations
secrètes contre l’Iran, et que le Pentagone avait créé une cellule spéciale ayant
pour mission d’élaborer des plans pour une attaque surprise foudroyante contre
l’Iran. Des plans qui doivent être opérationnels vingt-quatre heures après
avoir reçu les ordres du président Bush. Le vice-président Dick Cheney a présenté les détails de ce plan et le dispositif
logistique régional qu’il requiert, lors de sa dernière visite en Arabie
Saoudite. Ce faisant, il a court-circuité John Negroponti,
le directeur du renseignement national, qui pourrait démissionner en signe de
protestation. Si cette nouvelle stratégie, que certains experts de la Maison-Blanche
appellent « redirection », ou réorientation, est appliquée, elle risquerait de
provoquer une confrontation ouverte avec les chiites de toute la région. En
Iran, mais aussi en Irak et au Liban. Elle apporte aussi, paradoxalement, un
soutien inespéré aux groupes sunnites radicaux qui se sont illustrés par leur
action militaire contre l’occupation américaine, et par leur prosélytisme idéologique
en faveur d’un islam intégriste.
Il s’agit, en fait, d’une stratégie
susceptible d’exacerber le brasier sunnite-chiite qui
dévore chaque jour les enfants de l’Irak, et dont les victimes sont estimées à des
centaines de milliers de morts. L’incendie pourrait s’étendre à l’intérieur de
tous les pays où existe un déséquilibre démographique entre groupes sunnites et
chiites. C’est le cas de l’Arabie Saoudite et de la majorité des pays arabes
dans lesquels ce déséquilibre est à l’avantage des sunnites, ou encore à l’Irak
et l’Iran où les chiites sont plus nombreux.
Cette stratégie repose sur une recette
perverse et destructrice : la balkanisation sectaire et confessionnelle. Certains
écrits américains non seulement justifient son bien-fondé, mais encouragent l’administration
américaine à l’adopter en tant que stratégie finale pour le Moyen-Orient en général
et les pays du Levant historique (Proche-Orient) en particulier. C’est en tout
cas ce que préconise Robert D. Kaplan, le directeur de la rédaction du mensuel
américain de droite, Atlantic Monthly.
Dans un article intitulé « Faire
bouger l’Histoire » qu’il a réservé à l’édition européenne du Wall Street Journal, Kaplan écrit
: « Les pays situés entre la Méditerranée et la Perse n’avaient que peu de
consistance avant le XXe siècle. La Palestine, le Liban, la Syrie et l’Irak n’étaient
que de vagues entités géographiques. Quant à la Jordanie, elle n’avait été mentionnée
nulle part. Ainsi, si l’on supprimait les tracés officiels des frontières sur
la carte, on se trouverait avec un croquis brouillon dessiné à la main pour des
blocs démographiques sunnites et chiites dont les contours transgressent les
frontières officielles […] S’il fallait trouver une vague ressemblance au Moyen-Orient
avec l’ex-Yougoslavie, c’est bien dans la partie qui s’étend du Liban jusqu’à l’Iran
qu’il conviendrait de la situer. Une région faisant face aujourd’hui au dépérissement
du système étatique qui, durant de longues décennies, a pu se substituer à la
disparition de l’empire ottoman. » Robert
D. Kaplan prétend qu’aucun homme d’État depuis Napoléon Bonaparte n’a autant
troublé le Proche-Orient que ne l’a fait – et le fait toujours – G. W. Bush. Il
conclut son article en encourageant ce dernier à persévérer dans son œuvre de
destruction de l’ordre post-ottoman car, dit-il, les conséquences ne pourraient
être pires que celles découlant de l’effondrement de l’empire soviétique !
Kaplan s’attarde aussi sur la décomposition
et l’effondrement progressif des Balkans à travers l’Histoire, pour comparer ce
processus avec ce qui devrait se passer au Proche-Orient. Là, la « balkanisation
devrait se terminer avec la décomposition de ses ‘États intérieurs’ » comme la
Syrie et l’Irak, respectivement désignés comme la Grande Syrie et la Mésopotamie.
Pour donner du poids à son argumentaire, Kaplan adopte un ton dramatique et péremptoire
: l’Irak d’avant l’invasion américaine représentait un grave danger avec le
maintien au pouvoir d’un dictateur comme Saddam Hussein, soutenu par « une
bande de voyous sunnites », martèle-t-il. Qu’adviendrait-il, si un tel régime
irakien, avec la hausse des prix du pétrole, devenait une puissance régionale
forte et prospère ? Quant à la Syrie, elle aura à connaître davantage de
divisions confessionnelles et ethniques qui ne manqueront pas d’aggraver les
crises de son régime dictatorial, entraînant une montée en puissance de l’islamisme
au sein de sa population majoritairement sunnite. Autant de facteurs quasi
structurels empêchant toute réforme démocratique.
La seule vertu d’un tel discours est
son extrême franchise, voire son cynisme. En effet, Kaplan ne s’embarrasse guère
en affirmant : « À la place de la démocratie, il vaut mieux pour l’administration
Bush de s’accommoder [au Proche-Orient] de n’importe quelle forme de
gouvernance. Qu’on regarde bien les cartes du Moyen Âge où les frontières entre
les régions étaient floues, que ce soit en Mésopotamie ou au Kurdistan, des régions
sous influence perse.»
Les questions qui se posent aujourd’hui
sont les suivantes : faut-il combattre le régime iranien pour son influence
croissante en Irak, en Syrie, au Liban et en Palestine ? Pour les dangers
supposés liés à l’enrichissement de l’uranium ? Pour la menace qu’il représente
contre la sécurité d’Israël et les risques de déstabilisation de l’Arabie
Saoudite, du Koweït et de Bahreïn ? Ou plutôt pour des raisons géopolitiques
qui lui permettraient de retrouver sa gloire d’antan sous la monarchie et d’être
une grande puissance régionale faisant face au monde arabe dans ses composantes
sunnites et chiites ?
Quel que soit le plan nourri par les États-Unis
à l’égard du monde arabe, il est d’ores et déjà patent qu’ils vont d’échec en échec
dans le dossier des tensions entre chiites et sunnites. Ils créent actuellement
les conditions pour transformer ces échecs en une catastrophe de grande ampleur.
Elle se traduirait par un surcroît de revers subis par l’occupation américaine
de l’Irak, et réduirait dangereusement les options politiques et militaires
dont pourrait disposer Washington pour régler la question irakienne. Elle
risque même de lui bloquer toute stratégie de sortie « honorable » du bourbier
irakien.
Le plus inquiétant est que cette
situation porte en elle les dangers d’une désintégration de la région, dont la
guerre civile qui ravage aujourd’hui l’Irak présente un avant-goût. La division entre sunnites et chiites ne date certes pas d’aujourd’hui.
Elle est même considérée dans l’histoire de l’islam comme la « grande discorde ».
Elle ne remonte pas à 1374, mais à la mort du prophète Mohammad en 632. Au-delà
de son caractère religieux et théologique, c’est aussi et surtout une question
politique, démographique, sociale, économique et culturelle.
En envahissant l’Irak, les États-Unis
ont permis aux plus extrémistes des chiites d’instrumentaliser cette question
qui avait longtemps empoisonné l’histoire de l’islam. Ces zélotes irakiens ne
font plus la différence entre les sunnites irakiens et les wahhabites saoudiens.
Sur les sites Internet qu’ils dirigent, ils profèrent des menaces de mort
contre les principaux hommes politiques irakiens de confession sunnite, y
compris ceux qui font partie du gouvernement actuel, et appellent à abattre une
mosquée sunnite chaque fois qu’une mosquée chiite est détruite.
Dans son approche de la question
irakienne, Washington n’a pas pris en compte un fait : l’équilibre sunnite-chiite n’est pas forcément le fruit de l’acceptation
par la minorité sunnite d’être gouvernée par la majorité chiite ; elle obéit à une
équation démographique plus vaste et qui se traduit par le fait que les chiites
dans le monde musulman sont quelque 200 millions sur 1,3 milliard de musulmans.
À cela, il convient d’ajouter qu’une bonne partie de la tension entre les deux
confessions en Irak n’est pas due à des facteurs politiques, comme l’accaparement
par les chiites de la majorité des sièges au Parlement, mais à des considérations
dogmatiques. À tort ou à raison, les sunnites ont l’impression que le réveil du
chiisme – y compris les conversions parmi les sunnites d’Irak et de Syrie, où les
rumeurs font état de la conversion du Grand Mufti de la République, qui doit être
obligatoirement sunnite, au chiisme – vise à affaiblir la doctrine sunnite et à
diviser ses adeptes. Le fait que ce mouvement de prosélytisme se fait, affirment certaines sources, avec le soutien logistique et
financier de l’Iran chiite, n’est pas de nature à calmer les esprits.
Les stratèges de la Maison-Blanche, où
l’on compte les ténors des néo-conservateurs, n’ont pas réalisé que les milices
chiites et les groupes armés sunnites, en se faisant la guerre entre eux,
portent en fait le coup de grâce à la stratégie politique et militaire américaine
en Irak. Car les deux groupes antagonistes sont pareillement anti-américains,
qu’ils aient combattu l’occupation ou préféré garder un silence calculateur ou
opportuniste à son égard. Durant les trois premières années de l’occupation,
quand le mausolée des deux plus grands imams du chiisme a été détruit à Samarra,
l’occupant américain était pratiquement en état d’alliance non déclarée avec la
plupart des milices chiites irakiennes, ce qui lui a permis de manœuvrer
confortablement avec les groupes sunnites, qu’ils soient engagés dans l’action
politique ou dans la lutte armée. Après le 6 février 2006, la situation s’est
retournée et l’action des milices chiites a pris de l’ampleur. Désormais elles
ne se contentent plus d’actions de représailles, mais se sont transformées en
un quasi-État militaro-sécuritaire dans l’État. Les
Américains se sont inquiétés du saut qualitatif de leurs opérations, avec le
recours à un armement sophistiqué, en provenance de l’Iran voisin, d’après de
nombreux rapports de renseignement.
À la lumière de ces développements,
les palabres en vogue sur un conflit sunnite-chiite
dans la région ne sont que l’arbre qui cache la forêt : à savoir la défaite au
quotidien de l’occupation américaine en Irak, l’immense et inquiétant vide
politique résultant du blocage du processus de paix au Proche-Orient et du
refus de Washington d’y jouer un rôle et, enfin, l’impasse des régimes arabes
alliés des États-Unis qui ne s’avèrent d’aucune utilité pour leur parrain, ne
pouvant ni l’aider à résister aux coups de ses ennemis, ni passer à la contre-offensive,
ni lui assurer les conditions d’une retraite honorable. Last but not least, aux
problèmes proche-orientaux viennent s’ajouter les
innombrables problèmes que les États-Unis s’apprêtent à affronter, ou
affrontent déjà, en Afghanistan, au Pakistan et en Turquie.
Mais le pire est encore à venir. Plus
les chiites pressentent que leur sécurité ne sera pas assurée par les États-Unis
ou le maintien de l’occupation, plus ils lorgneront vers l’Iran. Plus les
pressions américaines et occidentales sur l’Iran pour le dissuader d’enrichir l’uranium
s’accentueront, plus le régime iranien s’immiscera dans les affaires intérieures
irakiennes en prenant partie pour les mouvements chiites. Plus les prémices de
la guerre fratricide entre chiites et sunnites se précisent, plus Téhéran se
trouvera, à son corps défendant et à plus ou moins courte échéance, entraînée
dans cette guerre. Les sunnites irakiens, principales victimes de ces développements,
ont de plus en plus conscience des dangers d’une éradication et d’un partage de
l’Irak entre chiites et Kurdes qui les menacent. Les sunnites en Palestine, au
Liban et en Syrie, où le Golan est toujours occupé depuis 1967 par l’armée israélienne,
se sentent eux aussi menacés.
On comprend pourquoi le quatrième
anniversaire de la « libération » de l’Irak n’a pas donné lieu aux réjouissances
festives qu’un tel événement aurait dû inspirer. Des dizaines de milliers de
morts tombent chaque jour sur la terre mésopotamienne et éclipsent les
congratulations obscènes bruyamment exprimées par les bourreaux irakiens et américains.
Soulignons aussi que les massacres quotidiens ne sont plus les faits des hommes
d’Al-Qaïda. Ils sont le résultat d’une guerre civile
dans laquelle les Irakiens tuent d’autres Irakiens. Le cauchemar tant craint
par l’ancien administrateur américain Paul Bremer est devenu une réalité sanglante,
barbare, inqualifiable.
Repères chronologiques
632 : Mort de Mahomet. Abou Bakr est choisi calife pour lui succéder, au grand dam des
partisans d’Ali, ou chiites, qui estimaient que cette fonction lui revenait.
656 : Ali est enfin proclamé calife
après l’assassinat de son prédécesseur Othman.
661 : Assassinat d’Ali. Mouawiya, gouverneur de Syrie, se proclame calife. La « Grande
Discorde » en Islam éclate.
680 : Hussein fils d’Ali proclame
depuis la ville de Kerbela (Irak) la révolution contre le califat omeyyade (sunnite)
à Damas qui envoie des troupes pour le défaire. Il sera décapité. Sa mort donne
naissance, au sein des chiites, à l’imamisme, en tout
douze imams issus d’Ali, considéré comme
le premier d’entre eux.
873 : mort de Hassan al-Askari, 11e imam sans héritier adulte. Son fils,
Mohammad al-Mahdi, disparaît, laissant à ses représentants
dans tout le monde musulman le soin de diriger les chiites pendant son absence.
C’est la « petite absence ».
1258 : les Mongols, conduits par
Hulagu, détruisent Bagdad et mettent fin au califat abbasside.
1501 : Ismaïl Ier, fondateur de la
dynastie safavide en Perse, décrète le chiisme religion officiel de l’empire safavide.
1920-1922 : les Arabes irakiens,
sunnites et chiites, main dans la main, se révoltent contre le mandat
britannique.
1922-1924 : Mustapha Kemal Atatürk
abolit le califat ottoman islamique.
1978-1979 : vastes émeutes populaires
contraignant le chah d’Iran à fuir. Retour de l’imam Khomeiny de son exil français
pour y établir la République islamique.
1979 : Saddam Hussein s’empare de la
totalité du pouvoir en Irak.
1980-1988 : guerre irako-iranienne.
1982 : Israël envahit le Sud-Liban et occupe Beyrouth. Fondation du parti du
Hezbollah au Liban.
1983 : un attentat au camion piégé,
attribué au Hezbollah, tue 241 militaires américains à Beyrouth.
2001 : attentats suicide du 11-Septembre
à New York. Les États-Unis envahissent l’Afghanistan et renversent le régime
sunnite des taliban.
2003: les États-Unis envahissent et
occupent l’Irak.
Les principaux acteurs chiites en Irak
Ayatollah Ali Sistani
(1930-)
C’est la plus grande autorité spirituelle
chiite en Irak. Né en Iran, il fait ses études à Qom, le grand centre du
chiisme iranien, avant de s’installer à Najaf (Irak) en
1951 pour poursuivre ses études théologiques. Contrairement à Khomeiny, il pense que les religieux ne
doivent pas faire de politique. Cela ne l’empêchera pas de jouer un rôle
politique actif depuis l’invasion américaine de l’Irak en 2003, et d’œuvrer
pour fédérer les différentes factions chiites.
Moqtada Sadre (1973-)
C’est le petit-fils de l’ayatollah
Mohammad Sadiq al-Sadre,
assassiné avec deux de ses fils en 1999 à Najaf. Il bénéficie
d’une grande influence dans la banlieue est de Bagdad qui porte, depuis 2003,
le nom de Sadre City. C’est le chef de la milice
chiite connue sous le nom d’« Armée du Mahdi » qui affronta militairement les
forces américaines à deux reprises. Il s’appuie au Parlement sur un groupe de députés
et a participé au gouvernement de Nouri al-Maliki, avant de le quitter en avril dernier en raison
de son refus d’exiger un calendrier de retrait des Américains en Irak. Les
forces américaines ont essayé à plusieurs reprises de l’arrêter, mais sans succès.
On le dit actuellement réfugié en Iran.
Abdelaziz al-Hakim
(1950-)
Le chef du Conseil supérieur de la révolution
islamique (CSRI), l’un des principaux groupes chiites en Irak. Il est le fils
de l’ayatollah Mohsen al-Hakim,
qui fut, jusqu’à sa mort en 1970, le chef spirituel suprême des chiites dans le
monde. Il a été emprisonné sous le règne de Saddam. À sa libération, il choisit
de s’installer en Iran où il fonde, en 1982, le CSRI et les milices armées
connues sous le nom de « Bataillons Badre ». Il s’est
rendu en 2006 à Washington pour exhorter le président Bush à ne pas retirer ses
forces d’Irak.